Strasbourg, capitale du vodou (vaudou) français ?

Strasbourg, capitale du vodou (vaudou) français ?

Depuis la fin 2013, un musée entièrement consacré au vodou, religion méconnue d’Afrique de l’Ouest,est installé à l’ancien château d’eau situé rue de Koenigshoffen derrière la gare de Strasbourg. Dans ce lieu, le fondateur et propriétaire du château vodou, Marc Arbogast a réuni des centaines d’objets de culte vodou provenant du Benin, du Togo ou encore du Ghaana et issus de 50 ans de pérégrinations sur ces terres.

Cette impressionnante collection est composée de fétiches, d’objets de protection, d’amulettes, de masques ou de gri-gris. Ce sont, pour les pratiquants, des représentations matérielles de l’invisible. C’est ainsi l’occasion pour nous de revenir sur les fondamentaux du culte vodou.

Folkore, religion, philosophie ou médecine ?

Pour certains, le vodou (vaudou, vodu ou vodun) est un folklore africain en voie de disparition. Pour d’autres il n’est qu’un ensemble de superstitions ancestrales dépassées. Mais en Afrique de l’Ouest, c’est à la fois une religion, une philosophie de vie et un ensemble de pratiques médicinales. C’est même la religion officielle même au Benin.

Ces trois aspects s’entremêlent faisant du sorcier vodou un personnage central de la vie des villages de ces pays. On l’appele parfois bokono ou azéto. Non seulement il est l’intermédiaire pour communiquer avec les esprits ou les divinités inférieures appelés Lwas qui eux interviennent auprès du dieu unique Mawu. Mais il est aussi le guérisseur, docteur, qui applique les plantes médecinales contre le maladies physiques et psychologiques.

Les principales caractéristiques du culte vodou

On y retrouve des rites initiatiques caractérisés par des possessions provisoires par les esprits. Ainsi que de très nombreux sacrifices d’animaux (poulets ou chèvres) au cours de cérémonies aux divinités. Cette culture popularise aussi la croyance aux mort-vivants ou zombies. Elle promeut de nombreuses pratiques de sorcellerie (comme la poupée vodou, connue en occident). Le culte s’accompagne aussi de très nombreux rituels, libations, musiques & danses.

Retrouvez ici l’interview de Marc Arbogast fondateur du château :

Vodou ou Vaudou ?

Au 18e siècle, suite à la traite négrière, les esclaves noirs africains, originaires de ces contrées, répandirent la culture vodou dans les îles des Caraibes et notament en Haïti ou à Cuba. L’ortographe vaudou s’applique pour décrire ce culte dans cette partie du monde. On y mélange parfois la culture chrétienne et les traditions ancestrales africaines. Nous aurons l’occasion de revenir sur ce sujet particulier dans un autre article sur ce blog.

Connaissiez vous ce culte vaudou ou vodou ? Quelles expériences en avez vous faites ?

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